Notre position sur le marché de l'immobilier d'entreprise est un investissement attentiste et prudent. Depuis 3 ans, nous constatons la chute de la rentabilité des baux que nous signons. De 12-13%, nous sommes passés en 2 ans à 9-10%, cela donne à réfléchir....

Pour autant, en restant sélectif sur l'emplacement, le locataire et la rentabilité, il est possible de trouver encore soit des dossiers à 9 ou 10% de rentabilité et 6 ans de bail ferme ou des dossiers à 10% avec un bail 3/6/9 classique.

Nous découvrons parfois des dossiers plus complexes ou un peu d'ingénierie financière se mêle à l'ingénierie immobilière. Ce savoureux mélange permet alors une rentabilité à 10 ou 11% voire plus et des baux fermes assez longs. Cela reste toutefois exceptionnel...

Rédigé le 15mai 2006
2 grandes familles d'investissements immobiliers cohabitent.
 

 

L'investissement en immobilier locatif d'habitation d'une part, dont chacun connaît les avantages : stabilité dans la valeur du bien et dont les locataires restent en général de longues années mais aussi les inconvénients : une rentabilité globalement faible (entre 4 et 6% de la valeur du bien), la parfois relative difficulté à revendre compte tenu du capital utilisé.

L'investissement en immobilier d'entreprise ou en murs de boutiques ou les baux sont plus longs (3 ans fermes au minimum, parfois 6 ou encore 9), ou le locataire crée une valeur dans le bien immobilier concerné (fond de commerce). L'inconvénient de ce type d'investissement étant surtout le ticket d'entrée pour aborder ce marché

"Comme pour tous les investissements, la diversification dans le choix des supports permet de limiter le risque supporté, cela est également vrai en immobilier d'entreprise ou les tickets d'entrée sont plus élevés"

Notre position sur le marché immobilier d'habitation. Nous sommes vendeurs sur ce marché.

D'une part le prix des logements est historiquement très élevé.

D'autre part les taux d'intérêts historiquement bas ne peuvent que stagner ou remonter, ce qui accélérerait la chute du marché.

Le pouvoir d'achat immobilier des ménages est bas et les transactions ne se réalisent que grâce à des prêts allongés (le 20-25 ans devient la norme en France). De même le prix des logements rapportés au revenu disponible des ménages est au niveau de la sortie de 2nde guerre mondiale ou encore de la crise de 1991.

Enfin, la promotion immobilière s'accélère tandis que le volume des transactions stagne voire chute.

Le risque d'une baisse de la valeur de marché de l'immobilier est bien réel et sauf cas de résidence principale ou de baux longs, nous déconseillons cet investissement.

L'augmentation prévisible des taux d'intérêts nous fait craindre le pire en terme de baisse de valorisation des biens immobiliers destinés à l'habitation.

Nous tablons sur une baisse de 20 à 30%.

Rédigé le 15 mai 2006
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